Pourquoi voyager durant une longue durée ?

C’est la question qu’on me pose parfois lorsque j’annonce que je pars voyager pendant une année. Après tout c’est vrai ! Je pourrai bien travailler environ  251 jours par an, voire plus, et partir 35 jours pour découvrir le monde ! Eh bien non, à présent ce n’est plus suffisant pour moi.

Comme tout le monde, j’ai fait des études pour avoir un diplôme. Ensuite, j’ai commencé à travailler, je me suis mariée et je vivais dans un bel appart. Pourtant, je n’étais pour autant accomplie. Par ailleurs, je suis complètement épanouie en voyage. En voyage je suis une autre personne, j’ai plus confiance en moi, je suis à l’aise, confiante et sensible à ce qui se passe autour de moi. et afin d’affirmer cette personne, j’ai décidé de faire un tour du monde.

 
Un tour du monde pour se libérer 

J’ai vécu en Algérie dans une petite ville qui s’appelle Akbou jusqu’à l’âge de 24 ans. Tout le monde se connaissait, se respectait et s’entraidait. Mais dans cette commune, je ne pouvais pas m’assoir et prendre une noisette dans un café. Je ne pouvais pas sortir après 18h ou marcher dans la rue avec des amIS et surtout, je ne pouvais simplement pas me promener et visiter les autres régions. J’ai donc quitté ma société, mon pays pour être libre. Libre d’affirmer ma personnalité, de m’habiller, de sortir, de penser et de mener ma vie comme bon me semble.

Après 7 ans de vie en France, j’ai aujourd’hui besoin, encore une fois, de me libérer de la société qui me classe dans des cases et me met la pression pour entrer dans un moule identique à tous les membres qui la compose. À présent, je veux seulement partir et me libérer de toute forme de cloisonnement, d’addiction et de conditionnement afin de retrouver le goût de soi, le plaisir de vivre. J’ai vécu longtemps en mode automatique, maintenant je reprends mon existence en main.

Partir pour être libre, pour être soi-même !

Un tour du monde pour se connaître

Je suis de nature, une fille timide et réservée, je manque également un peu de confiance en moi.  Mais comme je l’ai dit plus haut, en voyage je suis plus sûre de moi et je vais plus facilement vers les autres. Dans l’inconnu, je convertie mes fragilités en force de vie. Je puise dans des ressources personnelles jusque là inconnues, je découvre d’autres facettes de moi-même.
Désormais, je sais que partir, c’est explorer mes identités plurielles. C’est aller à la découverte du moi, c’est un moyen de me reconnaître, de me connaître.

Partir c’est s’individualiser !

Un tour du monde pour s’enrichir 

J’aime découvrir de nouveaux paysages, de rencontrer de nouvelles personnes, de goûter à de nouvelles gastronomies.

Lorsque j’arrive dans un nouvel endroit, je cherche à savoir comment vivent et pensent les personnes, quelle est leurs civilisations, leurs histoires, leurs habitudes, leurs cultures en général. Je découvre un pays qu’une fois sur place, puisque je ne fais presque jamais de recherches et je ne lis jamais de guides avant le départ 😃.

Me mélanger avec les autochtones et récolter toutes ces informations est bien plus intéressent que d’apprendre dans des guides. Je préfère apprendre de mes rencontres et de mes propres expériences que de celles des autres. Ainsi, je m’enrichie culturellement, mentalement et humainement. 

Cet article se veut personnel car il illustre les raisons pour lesquelles je réalise un tour du monde. Les causes et les raisons des autres voyageurs sont tout aussi différentes et personnelles.

Tout le monde peut accomplir un tel voyage, toi aussi tu peux le faire. Le plus difficile ce n’est pas de découvrir le monde, mais de quitter ses habitudes et sa zone de confort matériel. Les départs font peur, parfois mal. Cependant, je crois aussi que l’être humain est capable de partir et de changer sa vie, son caractère, ses attitudes et son regard.

Il ne faut, bien sûr pas que ce soit une fuite, il faut plutôt ressentir un besoin qui vient du plus profond de soi, de l’intérieur.

Quand j’ai pris la décision de réaliser mon rêve, j’ai ressenti un sentiment de paix se dégager, j’étais sûre de moi, absolument. Je ne parle pas de chance ni de courage mais de volonté, j’ai juste suivi mon instinct, ça m’est apparu comme une nécessité absolue.