Varzaneh

 
Varzaneh ne faisait pas partie de mon programme, mais je ne regrette pas de m’être arrêtée pour un court séjour, dans ce petit village aux portes du désert.
 
Le hasard a fait que je rencontre à Isfahan, un bénévole espagnole de la Guesthouse Nagaar House à Varzaneh. Il me parle des tours qu’organise la maison d’hôtes dans le désert et le lac de sel. C’est ainsi, que je me suis donc retrouvée à Varzaneh.
 
La village n’a rien à offrir à ses visiteurs, c’est aux alentours que se trouve l’intérêt de ce stop. En effet, entre Isfahan et Yazd, Varzaneh est situé à proximité de lac de sel et des dunes de sable.

À la découverte du désert et du lac de sel

 

J’arrive à Varzaneh à bord d’un vieux bus qui me déposa à côté de la maison, pile-poil pour le déjeuner. Je n’avais pas vraiment faim, mais j’avais besoin d’énergie pour grimper les dunes 😋
 
Ainsi avec plusieurs touristes et voyageurs, nous embarquons à bord de 3 taxis pour le tour de l’après-midi. La visite commence par de deux temples zoroastriens abandonnés devant une source d’eau naturelle. Le guide nous parle de cette ancienne religion pré-islamique de la Perse. Une belle religion pratiquée encore par de nombreux iraniens.
 
 
Le tour continue avec la visite du lac de sel, une vaste plateforme salée qui était autrefois une mer. J’ai eu vraiment du mal à imaginer une mer au milieu de ce désert !
 
Le lac est sec, cependant on trouve de l’eau à certains endroits, nous avons d’ailleurs fait trempette. Mais nonnn, nous avons seulement trempé nos jambes bien sûr. La sensation de marcher dans du sel fondu était bizarre et le sel piquait beaucoup la peau. Heureusement, le guide avait pensé à prendre de l’eau pour nous nettoyer.
 
Et enfin, cap vers les dunes, un autre rêve qui se réalise ! Eh oui, bien que j’étais dans le Sahara algérien, je n’ai pourtant pas vu les dunes de sable fin.
 
Nous roulons dans le désert quand soudainement, nous nous arrêtons au plein milieu de nulle part, devant de grandes dunes. J’étais excitée de voir ces montagnes de sable. Par ailleurs, je l’étais moins quand il a fallut grimper avec le snowboard 😓. L’effort en valait la peine, la vue était magnifique, j’étais restée figée sous le coup de l’émotion.
 
J’ai assisté au coucher du soleil jusqu’à la fin, seule avec un autre gars. Aucun élément ne venait perturber le silence qui régnait sur ces dunes. Je n’avais qu’à contempler ce désert devant moi et le coucher du soleil. Ce fut un moment magique pour lequel, je suis contente d’être passée à Varzaneh.
 
Eh ce n’est pas fini, eh oui ! Après une légère collation sous les dunes, nous allons au meilleur endroit dans le désert pour observer les étoiles et la voie lactée. Le spectacle était magnifique. On se sent tout minuscule au dessous de ce magnifique paysage de la nature.
 
La journée se termine par un bon dîner fait maison et une bonne douche chaude. Après l’effort, le réconfort, non ?

À la découverte de la suite du désert et d’un ancien caravansérail

Le réveil était dur, à 4h30 il a fallu prendre le taxi pour assister cette fois-ci, au lever du soleil sur le toit d’un caravansérail abandonné.
 
Un retour dans le passé, sur l’ancienne route de la soie. Un cours d’histoire oblige pour comprendre l’importance et le pouvoir des caravansérails à l’époque. C’était une totale découverte pour moi. Ahhh voilà pourquoi j’adore voyager, on ne cesse d’apprendre constamment de nouvelles choses.
 
Le soleil se lève lentement, jusqu’à ce que ses rayons nous réchauffe dans cette brise du matin. Le petit déjeuner est servi sur le toit, un vrai régal !

On rebrousse chemin en direction vers une source et un réservoir d’eau au milieu du désert. L’eau était limpide mais très salée, un point d’eau pour les chameaux.

On continue la route pour aller monter sur un volcan et profitez d’une vue magnifique sur les zones humides de Gavkhooni.

Ensuite, nous allons observer les oiseaux dans plusieurs oasis et une cascade.

Et enfin, le tour se termine par la découverte d’un moulin à bœuf chantant.
 
Tu savais que les fermiers chantaient aux boeuf pour faire fonctionner le moulin et arroser les terres ? Le boeuf pouvait travailler jusqu’à 30 ans en écoutant les mêmes voix et les mêmes chansons ! Les pauvres, ils devaient descendre et monter sur une dizaine de mettre toute la journée. J’avais vraiment pitié d’eux et généralement, je n’encourage pas ce genre d’activités.
 
Cependant, je comprends que les fermiers aient besoin d’eau pour cultiver leurs terres et n’ont pas assez d’argent pour s’offrir des pompes à eau. Aussi, ça fait parti de leur tradition.
Par ailleurs, on utilise la quantité d’eau nécessaire et on ne gaspille pas plus et ça, c’est au moins un point positif.
 
Mon séjour à Varzaneh était court, mais intéressant et remplie d’émotion. C’est la destination que tu n’avais pas vraiment repérée en voyage et qu’au final, tu es bien content de tomber dessus.

 Informations pratiques 

 
Pour aller à Varzaneh depuis Isfahan, il faut te rendre à la station Jey Terminal. Il y a un bus toutes les heures et ça coûte que 1 dollars. Pas besoin de réserver, il suffit de s’y rendre et d’acheter directement son ticket. Le trajet dure 45mn ou 1h.
 
Si mes souvenir sont bons. Le tour du matin organisé par la maison d’hôtes est à 8 ou 9€. Tandis que le tour de l’après-midi est à 10€ ou bien c’est l’inverse. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas cher.
 
L’entrée pour le lac de sel et pour le moulin coûtent 50.000 IRR chacun(1.20 €), non compris dans le prix de la visite.
 
N.A.
Je ne fais pas la promotion de la guesthouse et je ne suis pas payée pour. Je ne fais que relater mon séjour dans le village de Varzaneh.